Djam Session

26 mai 2012

"Parle à mon cul, ma tête est malade"

The BHLs bimbo

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25 mai 2012

Le cirque au grand soleil

Sur la poutrelle de bois qui relie les deux "stèles" parallèles d'un puits djerbien, un pigeon jouait au funambule, prenant tout son temps pour sa traversée, comme pour donner une dimension d'éternité et d'intensité à ce bref moment de vie d'une magnifique et mortelle normalité. Sinon, pourquoi marcherait-il plutôt que de voler ?

Je le regardais, satisfait, aux aguêts tout de même, dans ce petit instant d'une vie faite de moments répétitifs. J'étais en pleine admiration de cette platitude paradisiaque, triste mais sereine, consciente de mon incapacité à me satisfaire de cette magie impalpable à portée d'âme, de ma dépendance à la colère, inapte à trouver un sens à l'ordre des choses, des réponses à mes questions.

Au loin des chiens se mirent à aboyer. L'oiseau s'envola, la peur en bouée de survie. Toujours en fuite, au moindre bruit, à chaque ombre, je me demandais comment le coeur d'un si petit oiseau pouvait résister à tant d'oppressions.

Je m'imaginais alors crucifiée sur une roue en mouvement, bras et jambes écartés, un lanceur de couteaux me prenant pour cible. La vie, ce n'est qu'attendre, la peur au ventre, clouée à la fatalité, qu'un jour le lanceur aux yeux masqués rate son coup.

Une étude sur l'espérance de vie des assistantes de lanceurs de couteaux doit bien exister quelque part. Je n'ai jamais rien lu, vu ou entendu sur la vie d'au moins une de ces dames. J'aimerais. Elles sont admirables de confiance ou de résignation, de courage ou d'insolence, d'amour sûrement. 

Et je ris, et je ris encore, souvent et fort. J'aime rire. Hélas, je n'ai aucun talent pour étirer ces bons moments dans mes espaces de solitude et en imprégner mes états d'âme de façon durable. Le bonheur ne me suffit pas. Aujourd'hui, je n'ai pas eu l'envie ou le courage de sortir au-delà de mon jardin.

A 17H00, j'écrasai un petit scorpion d'un coup de talon. 

N'oubliez pas les paroles...

Nicolas et Carla sont en vacances à Marrakech.

François reçoit Mohamed à Paris.

Et "The Wind of Change" résonne dans le pays, sur tapis rouge sang.

Le Maroc sera à la Gauche ce que la Tunisie aura été à la Droite. 

21 mai 2012

The Big Sleep

James Coburn, sourire carnassier et insolent, protégé d'un soleil de plomb par un chapeau beige, tenait sur sa propre tempe le barillet d'un revolver devant un parterre de spectateurs, avides d'horreur, l'implorant dans une peur jouissive, de ne pas le faire. Sûr de son coup, il les toisait d'un regard amusé. Il ne jouait pas.

J'ai sombré sur cette dernière idée, sans aucune angoisse.


Ma nuit fut courte et difficile.  

Mal à la tête, mal aux yeux, mal au coeur. Mal au lit.

A sept heures du matin, je me suis recouchée sur l'image d'une femme portant un monde endormi.

idlers of the fertile valley

C'est une nouvelle journée sans envie. Pourtant hier soir, j'ai ri. Ce soir encore, je pétillerai, quelques instants, histoire de me croire en vie.

18 mai 2012

Tcha tcha tcha

La cruauté ressemble parfois à une bassine d'eau tiède et la bonne conscience au couvercle qu'on a posé dessus.
Nous en avons beaucoup ri. 
Nos fou-rires me manquent déjà.

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17 mai 2012

Cellule de crise

Bien évidemment, trop contente d'avoir vécu quelque chose, je me suis sentie "intéressante" au point de partager ma modeste mésaventure de petite frayeur chevaline sur le réseau social fait rien que pour ça. J'ai eu mon petit quart d'heure de gloire, des marques d'intérêt, de compassion mais heureusement, tout a vite tourné à la grosse déconnade et 52 commentaires plus tard, j'aurais pu croire mon ego satisfait et mon esprit rassuré. Et bien même pas, j'en voulais encore de la cellule de crise rien que pour moi, du debriefing de mes 3 minutes d'urgente résignation face à une mort que je croyais annoncée.

Hier soir, je remets donc le couvert lors d'un dîner au resto en compagnie exclusivement masculine. Je raconte ma petite histoire, j'y mets tout le talent de mes yeux et de mes mains pour appuyer l'intensité dramatique de ma petite expérience et malgré tous mes efforts, c'est le grand flop. Tous étaient du même avis et parlaient d'une seule voix.

- "Mais tu étais à l'arrêt, non ?" 
- "Ben oui et alors ?"
- "Alors tu ne risquais pas de mourir, au pire d'avoir de la tôle bien froissée."
- "Heu, tu connais la largeur de l'entrée de ma piste ?"
- "Ben oui, et si le cheval s'y est engouffré, c'est qu'il savait qu'il pouvait passer. Il n'est pas con le cheval. Il ne cherche pas à se suicider."
- "Heu, ben oui, mais il ne sait probablement pas calculer si la calèche passe..."
- "Même, de toute façon, tu ne risquais pas de mourir."
- "Et si la calèche s'était envolée et avait cogné dans mon pare-brise ?"
- "Et si Spiderman..."
- "Bon, ok, ok, ok..."

Tout d'un coup j'ai réalisé que parmi les 52 commentaires du monde virtuel, il n'y avait que des intervenants femmes.

J'ai réalisé aussi avec le recul et en relisant mon post d'hier qu'en racontant vite et à chaud, j'ai omis des détails, comme le fait par exemple que ma première frayeur a été pour le cheval. Il allait traverser un boulevard de 4 voies et ma compassion s'est dirigée vers l'animal plutôt que vers les personnes qui auraient pu être percutées dans leur voiture par cette calèche. Mon sens des priorités réflexes est horrible en fait. Ce n'est qu'une fois que le cheval m'a dépassée que j'ai pensé aux enfants jouant en plein air, exposés au risque d'un choc avec cette calèche dans une course folle et rassurée, à Moon, resté à la maison, à l'abri.

Plus de peur que de mal, que des petits dégâts matériels. Un automobiliste a eu sa portière endommagée. La calèche s'est du coup retrouvée à l'arrêt dans le virage de l'accident, plantée contre le mur d'enceinte d'une maison.

Le cheval détaché s'est échappé. 

16 mai 2012

Calèche en folie

C'était il y a 45 minutes. J'étais au bout de ma piste attendant de pouvoir m'engager sur le boulevard. L'entrée de la piste sur plus de vingt mètres ne permet pas à deux voitures de se croiser. Je salue des voisins papotant sur le trottoir.

Tout d'un coup de l'autre côté du boulevard, venant d'une piste en sens opposé à la mienne, une calèche avec un cheval au galop sans conducteur traverse les 4 voies du boulevard et trace droit sur moi.

Je ferme les yeux, mets les mains sur la tête, me recroquville et par je ne sais quel miracle, la calèche s'introduit sans freiner dans la piste en frôlant ma voiture du côté conducteur. Pas de tôle froissée, pas un bruit, rien !

Je sais maintenant ce que "frôler la mort" veut dire. J'aurais pensé voir toute ma vie défiler, même pas, j'ai juste appréhendé le bruit du choc, je ne voulais surtout pas entendre, mes pensées fixées sur le sort de la carrosserie.

Je ne voulais pas sortir. C'est juste que je n'avais plus de cigarettes.

Encore un pauvre cheval qui a du se faire frapper par son conducteur avec une pierre pour avancer ! 

Pression à froid

Question du jour : Rendre la médecine islamique, c'est permettre à un médecin homme de ne soigner pas plus de quatre femmes à la fois ?

Médecine islamique

TeZuka - Sidi Larbi Cherkaoui

Paris me manque, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.
Dernier jour de BAC blanc pour Moon. Il déjeune avec ses camarades.
Je suis heureuse pour lui.
Je ne sais pas quoi faire de moi, rêver pour lui, c'est déjà ça.

15 mai 2012

Elections Algérie mai 2012

Algérie Bastille

14 mai 2012

"Come as you are"

C'est le mois de :
"Ah, t'es gémeaux, tu as une double personnalité alors !"

En plus des ravages du temps, il faut subir ceux d'Elisabeth Teissier. 

12 mai 2012

Mûre

Parlant de mon dégoût à la vue de ces fruits, il sourit et croyant me parler de moi, il me parlait de lui. Il assimilait ma répulsion au sexe mâle, alors que ces mûres m'évoquent le pourrissement, les vers de la mort, velues d'épines, faux velours, fausses chenilles qui jamais n'iront s'envoler. Je l'ai laissé dans sa satisfaction de croire à ma mise à nu.

Mûres Djerba

10 mai 2012

Pèlerinage de la Ghriba 2012

Vivant, chaleureux, coloré, festif et d'une si belle décontraction dans la spiritualité. Des dizaines de photos en mémoire. 18 ans de vie à Djerba, et c'est ma toute première fois.

Pêle-même Ghriba 2012

Photos et vidéo sur madjerba.com

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09 mai 2012

La Vie en Rose...

Chèvre à la fleur B

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Ensemble, maintenant.

Miser sur la jeunesse B

06 mai 2012

La France défigurée, c'est fini !

05 mai 2012

L'étreinte

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04 mai 2012

Parlez-moi de moi...

Et chacun d'interpréter le slam en forme de serment sur l'honneur et de triste bilan sarkozien : "Moi Président de la République".

Et un ami pro-Sarko, a conclu "Bon ben pour le deuxième tour, cocaïne ou Flamby..."

Et si Hollande n'était pas là, on serait tous en Germanie, à travailler pour n'importe quoi, à être exploité par on ne sait qui...

02 mai 2012

Sarkophage

A force d'évoquer l'Allemagne, à force de vouloir forcer les chômeurs à prendre le premier emploi venu, à force de vouloir forcer les bénéficiaires du RSA à effectuer des heures de travail d'intérêt général, à force de flirter avec la Marine, en France on risque de finir avec des camps de travail.

A force de s'appauvrir, les retraités français rêvent tous d'émigrer au Maghreb, dont ils ne parlent pas la langue, pour vivre une retraite méritée et confortable. On n'en a pas fini avec les flux migratoires...

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01 mai 2012

Mot d'excuses

Prenez-moi au mot, même à ceux que je nai pas écrits, 
Prenez-moi dans vos fantasmes et rêveries,
Prenez vos aises dans vos foutaises
Mais ne me prenez pas pour niaise.
Prenez ce que je dis pour acquis,
Je suis une femme de parole.
Quand je vous tends la main,
Qu'y puis-je si vous tendez la queue ? 
Prenez mon silence, il vous épargne.

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